
LES PRALES
On peut affirmer qu’il a eu à Manziat, un grand domaine romain, une villa comme on les appelait à cette époque, peut-être même une agglomération d’une certaine importance, une petite ville, un vicus, « au lieu-dit les Prales. »
A cet endroit on trouve toujours une grande quantité de tuiles et beaucoup de débris de poterie de l’époque gallo-romaine. Ces débris s’étendent sur environ deux hectares à deux cent cinquante mètres à l’ouest de la route n° 933, en face du chemin des Carrons qui permet d’y accéder.
Un petit village avec la maison du maitre et toutes ses dépendances, ses artisans…son emplacement est resté en friches pendant de longs siècles au sud de Manziat en venant de Feillens.
LE DOMAINE DES GRANDS COURS
A la révolution de 1789, et même après, il existait un domaine important au bourg, c’était « le domaine des Grands -Cours » dont les bâtiments étaient situés depuis la Coopérative maraichère, jusqu’à l’emplacement de l’école privée Saint Joseph.
Il y avait , en bordure de la route , un bâtiment exploitation de cinquante mètres de long, la maison du maître se trouvait plus à l’ouest, elle était construite en « esclavignon » c’est à dire que les murs étaient formé de poutres de bois croisés qui étaient dans les intervalles remplis de torchis.
Ce domaine possédait toutes les terres à gauche de la route jusqu’au champ Galier. Ces terres portent des noms évocateurs » le Chatelard, la Côte de Bostion avec un peu plus bas la Croix des Soldats » ,on suppose qu’il y a eu là un petit chateau » hameau du chatelard »
Vers 1755 : Un Fropier membre d’une famille qui comprenait des notaires, des chirurgiens, des avocats, des officiers signe sur acte paroissiale de sépulture Fropier des Grands – Cours.
Sur le plan de 1836 ci-dessous le domaine des grands cours est entouré.


En 1777: François Rion notaire, fils de Jean Rion, habitant Feillens, épouse Marie-Antoinette Benoit fille de feu Charles Benoit de son vivant notaire royal à Romenay, veuve en première noce de Maitre Mathieu Mignot. C’est par ce mariage que le domaine passa aux Rion qui l’on conservé jusqu’en 1880, date a laquelle cette famille s’est éteinte.su
En 1792 : Claude Nillion fils de Pierre de Manziat épouse Marie Ratton sur l’acte de mariage en 1821 de sa fille Marie Anne Nillon née le 2.01.1796 épouse de Jean François Broyer. Claude Nillion propriétaire au Grands Cours. Une autre fille Marie Claudine Nillon née en 1801 , mariage le 8.02.1823 a Claude Colas né le 7.07.1785 décès le 13.12.1871 au Domaine des Grands Cours , Bail de Maitre Mignot du 25.06.1852.
En 1883 : Jean-Baptiste Vayer né en 1858 , mariage du 28.11.1883 avec Reine Nillon née en 1865 et décédée au Domaine des Grands Cours en 1944. Leur fils Philibert Eugène Vayer né le 6.10.1885 au Domaine des Grand Cours mariage le 6.12. 1909 avec Marie-Louise Benoit.
Enfants de Philibert : Marie Clotilde Claudia née 1910, Eugène Ernest André né en 1912 , Marie Charlotte Lucie née 1918 , Eugène Victor André né 1925 .Eugène Ernest Claudius né en 1926.

Jules Eugène Edouard Berry : né le 26.05.1918 a Manziat possédait une maison au Grand Cours.ne
LE PELOUX DE VILLIERS
En 1699 : Le peloux de Villiers est abergé aux habitants du « hameau de Cropetet » copie de l’acte du 23 février 1699 de Maitre Jean-Joseph Chavy notaire royal de Bâgé , une parcelle de terrain de Vingt coupées sur la commune de Bâgé-la-Ville (ancienne unité de surface).


En 1852: le conseil municipal de Manziat refuse aux habitants de Cropetet le droit de défricher le Peloux de Villiers , les habitants de Cropetet engagent une action en justice pour jouir de ce terrain en pleine propriété, mais en 1853 , le Préfet autorise la mise en culture sous réserve que cette pâture soit divisée en lots, la commune restant propriétaire du fond.

LA POYPE DE MANZIAT
C’est prés de la Loéze , entre la Salle et les buranges, qu’on trouve un important monticule de terr qu’on appelle une poype ou plus exactement « la Pouèpe » dans le patois local. Les poypes étaient nombreuses autrefois dans le département de l’Ain. Souvent , un seul lieu-dit » la poype » indique qu’il existait une autrefois à cet endroit. Ces poypes ont excité la curiosité des chercheurs, mais personne n’a pu déterminer leurs origines de façon certaine .des fouilles y ont été faites : elles ont amené la découverte de hache en pierre calcaire très dure.
La poype de la Salle, dite aussi des Pinoux ou d’Espinoux, se situe au sud-est du village de Manziat, sa hauteur est d’environ 5 mètres, son périmètre de 250 mètres et sa superficie d’après le cadastre de 52 à 70 mètres carrés, les fossés sont a peine visibles .Depuis très longtemps elle a été aménagée pour l’établissement de vignes et par conséquent déformée.
Les différents propriètaires se sont succédés depuis :
En 1992 : Famille BERNARD et Famille FERRAND
En 1995 : Famille CARTHERON-PMMEREL .Famille FROPPIER. Famille CATHERIN. Famille BRUSSON.
En 1995 : Propriétaire en totalité Luc FERRAND de Manziat



